Jardin vertical

Par Eve,

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C’est au printemps 2014 que m’est venue l’idée de créer un jardin vertical. Malheureusement, j’étais un peu en avance par rapport au marché car je n’ai absolument rien trouvé comme contenant pour les fleurs. Je n’étais pourtant pas bien difficile. Il fallait que le contenant ait un côté plat, qu’il puisse être fixé à un panneau d’une façon ou d’une autre et bien sûr, qu’il soit joli (ben oui, ça sert à quoi de se faire un jardin si c’est pas agréable à regarder?)

Miraculeusement, au printemps 2015, les produits sont apparus un peu partout et même des ateliers sur la création de jardins verticaux. J’ai donc trouvé de jolis contenants blancs avec un côté plat et pouvant être accrochés. Ces contenants ont été vraiment bien conçus et ils comportent une section dans le fond permettant d’emmagasiner l’excédent d’eau, ce qui est bien pratique par grande chaleur.

Pour créer mon jardin vertical, j’ai utilisé des planches de bois composite afin qu’il soit durable. Le panneau a été vissé au béton de ma galerie (merci mon chéri!). Pour pouvoir enlever les pots à l’automne et les protéger de la neige et du gel, j’ai installé des crochets (vaporisés de plusieurs couches de vernis antirouille) comme support. Mon fils a choisi les plantes que nous allions y mettre (pas vraiment mon genre, mais bon, ça lui a fait plaisir) et nous avons travaillé ensemble pour transplanter le tout.

J’adore mon jardin vertical, et j’ai appris quelques trucs suite à sa construction, alors les voici:

  • Même avec le réservoir au fond, il faut arroser les plantes à tous les jours. Durant les vacances, j’installe un arrosage automatique.
  • Certaines plantes ne tolèrent pas bien la sécheresse et d’autres ne font pas très joli en pot alors il faut bien choisir ses plants lors de la conception. Les fleurs utilisées pour créer des jardinières suspendues sont un bon choix.
  • Ne pas mettre les mangeoires d’oiseaux au dessus si on ne veut pas une jungle de mauvaises herbes 🙂

Je vous souhaite bien du plaisir pour la construction du vôtre!

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Expérimentation-Les poulets urbains

L’an passé, la classe de maternelle de mon fils a fait éclore des oeufs comme activité de Pâques. Les enfants ont surveillé les oeufs, ont pris soin des poussins et les ont nourris pendant environ 3 semaines. J’ai trouvé que c’était une activité tout simplement géniale (merci Marie-Eve). Par la suite, naturellement, des foyers d’adoption ont été recherchés pour ces poussins.

IMG_20150825_071515Vous me voyez venir, j’en suis sûre 🙂 Eh oui, nous avons adopté deux poussins et c’est de là que l’aventure commence.

Avant de commencer à construire mon poullailler, j’ai vraiment beaucoup lu sur le sujet. Mieux vaut prévenir les problèmes. Voici les caractéristiques de mon poulailler actuel, après quelques améliorations au modèle initial:

  • Une bonne ventilation naturelle, avec trappes pouvant êtres fermées par grand froids
  • Une grande porte pour le nettoyage, au même niveau que le plancher
  • Une lampe allumée de 14 à 16 heures par jour (poules pondeuses)
  • Un bon perchoir (assez large, ils ont de grosses pattes)
  • Une lampe chauffante sur thermostat et une autre lampe « d’urgence »
  • Un ventilateur sur minuterie (en marche durant 15 minutes/heure)
  • Un enclos protégé de la pluie et la neige avec un sol de terre/sable
  • Un enclos au soleil
  • Un gros contenant pour la nourriture, un pour les gâteries et un pour l’eau
  • Un petit toit permettant d’éloigner l’eau de pluie du poulailler
  • Un plancher recouvert de tuiles pour faciliter le nettoyage
  • Une bonne isolation

 

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Quand j’ai construit mon poulailler au printemps 2015, j’avait plein d’incertitudes qui faisaient que je pensais qu’il ne serait pas utilisé longtemps. Premièrement, nous ne savions pas si nous avions des mâles ou des femelles (heureusement pour nous, c’était des femelles) et ne voulions pas de coq qui chante aux petites heures du matin (et je pense que mes voisins non plus!) Ensuite, je ne savais pas si les animaux allait être bruyant, puants ou trop d’entretien alors je me trouvais vraiment optimiste de leur construire un poulailler et un enclos. Je n’ai pas poussé l’optimisme au point de faire un nid et une trappe à oeufs et je n’ai pas isolé cette première version. Si je l’avais fait, le design final serait bien mieux 🙂

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Entretien du poulailler

Voici les soins que je dois apporter à mon poulailler qui mesure 50 po x 50 po et contient 2 poules.

  • Le matin: ramasser les oeufs, changer l’eau et ouvrir les portes menant aux enclos s’il fait plus de -8 degrés celcius. S’il fait assez chaud, j’ouvre la grande porte de nettoyage et met un mousticaire dans l’ouverture pour avoir plus de soleil et de ventilation. S’il ne pleut pas, je leur donne de la moulée granulée, des fruits ou du yogourt dans leur enclos extérieur. Je vérifie aussi les pièges à souris.
  • Le soir: changer l’eau, ramasser les oeufs s’il y en a, vérifier le niveau de nourriture, donner des vers, fermer les portes et les trappes de ventilation pour les nuits très froides.
  • Aux 3 à 4 semaines, enlever la ripe de bois sale et en mettre de la nouvelle. J’en met plus épais l’hiver pour conserver la chaleur.

 

Ce que j’ai appris en cours de route et « troubleshooting »

  • Les poules font VRAIMENT des ravages dans les plattes bandes si vous les laissez sortir. Elles sortent votre paillis de cèdre, font des trous, déterrent vos fleurs. Cette année, je ne les laisse pas sortir et vais supplémenter leur diète avec des insectes, des végétaux et des légumes comme pendant l’hiver
  • Les poules aiment trier leur nourriture, alors si elle n’est pas homogène ou si elles pensent qu’une gâterie peut s’y cacher, elle renverseront toute la nourriture par terre pour choisir ce qu’elles préfèrent. Le truc pour corriger la situation est d’utiliser une moulée homogène dans un contenant lourd bien rempli (quelles ne pourront pas renverser) et de donner les gâteries dans l’enclos directement par terre ou dans une autre mangeoire réservée pour cet usage.
  • Les poules sont plus intelligentes qu’on pense 🙂 Elles deviennent rapidement des animaux de compagnie plus que des animaux de ferme et on s’y attache rapidement. On finit même par les trouver très mignones. Elles sont capable d’apprendre une routine et reconnaître les gens. Par exemple, elles savent très bien que mon conjoint va les gâter alors elles le suivent partout lorsqu’il les sort du poulailler.
  • Mes poules capotent lorsque je leur donne des vers de terres ou des vers de farine. C’est maintenant devenu notre routine: chaque soir, je leur donne des vers séchés (bientôt vivants je l’espère!), ce qui les fait entrer dans le poulailler et me permet de fermer pour le nuit.
  • Un poulailler sec ne sent pas mauvais. Si ça pue, c’est qu’il y a trop d’humidité et un manque de ventilation.

 

Ce que mes poules mangent

Je donne de la moulée pour poules pondeuses, de la moulée granulé granulée, des graines pour oiseaux sauvages (elles aiment ça), des vers de farine séchés, des fruits, des végétaux. En hiver, je leur sème des graines pour oiseaux sauvages et leur donne les poussent, elles en rafollent. Je garde aussi toutes mes coquilles d’oeufs, les fait sécher, les broie et les ajoute à leur moulée afin de leur donner un supplément de calcium.

Conclusions

Finalement, l’adoption de ces deux poussins a vraiment été une expérience positive. Nous adorons nos deux poules et aimons vraiment prendre soin d’elles. Même en plein hiver, je n’ai pas trouvé que c’était une corvée de m’en occupper. Nous obtenons 2 oeufs frais par jour, on peut donc faire plein de gâteaux avec!